Le chantier 2015 / 2017 dans le détail


Dans les Pyrénées Orientales, à NYER,

construire 2 bâtiments d'élevage et de stockage
avec photovoltaïque en toiture
 

Page mise à jour le 23 février 2016.

Vue d'ensemble du plan de la propriété actuelle du GFA Itaca (environ 70 ha), qui va être apportée en nature à la SCIC par les propriétaires actuels.
Environ 43 ha loués à d'autres propriétaires complètent la ferme que mène aujourd'hui Guillaume.

Pour rappel, nos deux SCIC ne gèrent pas la ferme et n'ont pas vocation à faire de l'élevage mais vocation à (re)créer les conditions pour que des éleveurs et d'autres professionnels puissent vivre de leur métiers en nous fournissant des produits et services de qualité et respectueux. Montage identique à Terre de Liens, pour ceux qui connaissent.
 

Sommaire :


Histoire et genèse du projet

En janvier 2009, après avoir passé sa "capacité agricole", Guillaume Husson, jeune paysan-éleveur reprend la ferme menée alors par Myriam et Sam NÈGRE, aujourd'hui coopérateurs des 2 SCIC.

Cette reprise s'est effectuée dans des conditions de conseils techniques et financiers sur lesquels il conviendrait de revenir, mais aujourd'hui n'est pas le jour, place aux solutions concrètes, adaptées et efficaces.
Dès le démarrage, Guillaume a dû faire face à des difficultés qui avaient été mal évaluées et pas anticipées.
Notamment, le bâtiment de ferme existant s'est révélé potentiellement dangereux. Construit dans les années de guerre (1940) sur une zone géologique instable, il est gravement lézardé, les plaques de couverture "éclatent" sous l'effet des mouvements de sol, les dalles porteuses béton laissent apparaitre leurs ferraillages très corrodés et au point de rupture.

Depuis 2009, Guillaume et le troupeau font quasi sans bâtiment. Le troupeau est dehors tout le temps et toute l'année, la mécanique se fait dehors, le foin est stocké sous des bâches. L'éleveur fatigue, on le serait à moins.

Début 2010, il commence de chercher des solutions. Un premier projet de bâtiments avec photovoltaïque en toiture voit le jour en 2013 / 2014 ... et ne trouvera pas de financement. En juin 2014, Guillaume décide d'abandonner la perspective d'être un jour "riche propriétaire" et choisit de s'orienter vers une approche citoyenne et coopérative. La première SCIC est née le 25 janvier 2015, la deuxième le 15 mars 2015.

Nous sommes passés ainsi d'un projet individuel à une démarche collective et coopérative.
Un vrai outil de développement local, écologique et solidaire, est né.
Aux citoyens de l'investir ... et d'investir.
 

Objectifs du chantier 2015 / 2016

Pour rappel

  • assurer la pérennité de la ferme d'Escoums ... et si possible au delà
  • produire de l'électricité photovoltaïque, ainsi participer au mouvement de transition énergétique
  • montrer que, ensemble, on peut agir concrètement.

Voir page "Démarche".
 

Deux bâtiments, élevage et stockage

Voir plan masse
Voir coupe AA

Comme tous les terrains envisageables étaient en pente, un terrassement s'imposait pour réaliser une plateforme adaptée.
Le principe du monopente a été retenu, plus intéressant pour la production photovoltaïque et s'intégrant facilement du fait de la pente.
Les ossatures et le bardage seront en bois massif, une évidence pour nous, bien que à l'investissement plus cher que le fer. Les écologistes (consom'acteurs) savent bien que le prix et le coût sociétal réel sont deux choses différentes, il faut savoir ce que l'on veut.
Leur conception et la qualité des réalisations ont été pensées pour durer ... 100 ans parait un minimum.
 

Le bâtiment d'élevage dans le détail

Permettre un suivi correct du troupeau, donner à l'éleveur les capacités de stockage du foin et l'espace d'engraissement des veaux, assurer un bon confort à tout le monde, humain comme animaux, voici les principaux critères du cahier des charges.

Voir coupe en plan, vue de dessus.
Voir les façades sud et ouest
Voir les façades nord et est

En hiver, le troupeau arrivera matin et soir sur l'aire d'alimentation sous l'auvent. Les mères et le taureau mangeront au cornadis, essentiellement du foin "déroulé" sur le couloir d'alimentation. Pendant ce temps, les petits veaux se mettront "au chaud" dans leur boxe. Afin de gagner de la place, celui-ci sera modulable pour s'agrandir en cours d'hiver, ces veaux grossissant en même temps que le troupeau mange du foin.
48 places de cornadis : 40 mères, 1 à 2 taureaux, 6 génisses de renouvellement.

Une fumière étanche sera réalisée en extrémité de cette aire d'alimentation. L'éleveur raclera et poussera régulièrement le fumier dedans.

Emplacement pour le stockage du foin pour un hiver pour un troupeau de 40 mères, seuil que ne souhaite pas dépasser l'éleveur vu son mode d'élevage et la ressource en nourriture disponible.

1 box "infirmerie/nurserie".

4 boxes pour les veaux à l'engraissement, 3 boxes pour les velles de renouvellement, avec accès à des parcs extérieurs.
Ces boxes ont été calculés pour assurer un bon confort des 37 animaux auxquels ils sont destinés : 5,1 m2 par animal.
 

Le bâtiment de stockage dans le détail

Stocker les matériaux qui craignent l'eau et les engins les plus sensibles, fournir des espaces de travail à l'abri de la pluie, de la neige, du vent, du froid.
Rationaliser la mécanisation existante, limiter la fatigue humaine, assurer un confort minimum, voilà les objectifs.

Voir coupe en plan, vue de dessus
Voir les façades sud et ouest
Voir les façades nord et est

Stockage de plaquettes de bois : n'ayant pas de paille pour la litière, ayant des branches en quantité provenant de l'activité complémentaire de forestage, Guillaume a choisi de valoriser ce "déchet inutile" en litière pour ses animaux, après les avoir broyé en plaquettes. Pour une utilisation satisfaisante, elles doivent sécher à l'abri de la pluie. 2 modules de 5 m soit 155 m2 seront dédiés au séchage, afin d'assurer une rotation.

Stockage de bois de chauffage en bûches : les stocker sur une dalle de béton permet de pouvoir facilement les reprendre mécaniquement. Les stocker à l'abri de la pluie et de la neige permet de livrer du bois sec de sève ET d'eau en toute circonstance. Toujours 2 modules de 5 m pour assurer la rotation du séchage.

Stockage des engins agricoles, du moins ceux qui se dégradent le plus au soleil, à la pluie et à la neige : 4 modules de 5 m soit 310 m2. Une fois par an, cet espace sera vidé ... pour nous accueillir toutes et tous, en assemblée générale.

Ateliers mécanique, fer et bois : enfin, travailler au sec et à l'abri du vent ! 200 m2

Pièce de réunion, repas, repos ... avec cuisine, douche et wc : quel bonheur ! 30 m2
 

Des bâtiments adaptés à une philosophie

Pour répondre tout de suite à quelques individus qui s'entêtent à faire circuler le bruit que ces bâtiments sont sur-dimensionnés :

Le bâtiment d'élevage est "trop grand" de 3,7 m2 au regard du cahier des charges de la mention Nature et Progrès qui demande une surface minimum par animal de 5 m2. 3,7 m2 sur un total de 900 m2 soit 0,41 % ne parait pas scandaleux ... à moins qu'on défende des usines industrielles de 1 000 vaches et plus ?
Souvenons-nous que les problèmes d'alimentation dans le monde proviennent de désorganisations sociétales et politiques : répartition inégalitaire des richesses, guerres, gaspillage, paysans chassés de leur propre terre ... souvent par les industries agro-alimentaires.
C'est pour cela qu'il est important de soutenir et encourager nos jeunes qui ont la modeste ambition de bien nous nourrir en respectant le milieu naturel.

Le bâtiment de stockage est adapté aux fonctionnalités décrites au chapitre précédent. Aujourd'hui, on peut penser que les petits paysans éleveurs de montagne sont sous-équipés non par masochisme, mais par impossibilité financière.
Oui, les petits paysans ont "droits" aussi au confort et à un meilleur revenu.
Oui, la Ferme d'Escoums souhaite créer les conditions pour donner envie à nos paysans bio d'élevage extensif de continuer, c'est même sa raison d'être.

En "prime", nous faisons doublement oeuvre utile puisque chaque m2 couvert produit de l'énergie renouvelable avec un retour sur "énergie grise" excellent.
Aurions-nous peur de fermer des centrales nucléaires trop tôt ? Tchernobyl, Fukushima, ça suffit !
 

Le photovoltaïque dans le détail

2 installations distinctes, physiquement mais aussi juridiquement, conformément à la règlementation actuelle :
- "Jean Solaire", 191,4 KWc installés sur le bâtiment d'élevage, propriété de la SCIC Ferme d'Escoums
- "GH solaire", 196,35 KWc installés sur le bâtiment de stockage, propriété de la SCIC Escoums Solaire.

Aujourd'hui, tous les choix techniques ne sont pas encore fait, cela ne saurait tarder et ira de pair avec le choix définitif de l'installateur.
Comme nous souhaitons privilégier une durée de vie longue des installations, une attention toute particulière sera portée à la qualité des connections utilisées et de la pose des installations. Nous veillerons à aboutir à une chute de tension modérée (1% maxi) aussi bien dans le réseau DC (courant continu avant l'onduleur) que dans le réseau AC (courant alternatif après l'onduleur).

Panneaux solaires
Nos principaux critères de sélection sont l'efficacité et la fiabilité technique, la solidité financière des entreprises, les garanties, les conditions de fabrications, le prix.
Conformément à nos réponses à l'appel d'offres ministériel, il s'agira de panneaux à haut rendement.
Soit les panneaux BenQ 330 w développés par AUO, quatrième fabricant mondial d'écrans LCD, entre autre ceux d'Apple. AUO développe, sur le long terme, une stratégie de maitrise de l'ensemble de la filière photovoltaïque, avec le rachat en 2009 d'un important producteur de wafer, SETEK et en 2010 la conclusion d'un accord avec SunPower.
Soit les panneaux SunPower 327 w, Sunpower qui a été acheté par Total en juin 2011, et qui a racheté fin 2011 Tenesol, la filiale de Total ... vous suivez ! Pour le marché français, Sunpower annonce un assemblage des panneaux exclusivement toulousain, dans les usines de feu Tenesol justement.
Ce qu'il y a de sûr, c'est que nous ne choisirons ni AUO ni TOTAL pour leur démarche écologique globale. Ici, l'un de nos principes inscrit dans le préambule de nos statuts prend tout son sens : "Un imparfait qui existe est préférable à un parfait qui ne verra pas le jour".
Nos dossiers d'appel d'offres ont été déposés avec des BenQ 330. Le bilan carbone des Sunpower 327 étant meilleur, il n'y aura aucune difficulté pour demander un changement de panneaux au ministère de l'écologie.

Onduleurs
Nous avions prévu des Solarmax HT30 et/ou 32. Le suisse propriétaire de Solarmax ayant décidé de raccrocher le piolet du solaire à la surprise générale vient d'arrêter la production. Nous nous orientons vers des ABB Trio 20 et/ou 27,6 (ex Power One), pour son bon rendement, sa fiabilité malgré quelques soucis de SAV par le passé (du temps de Power One), la souplesse qu'il procure pour le calpinage, la facilité d'installation, le prix.

Estimation de la production
Nous avons demandé à un bureau d'études spécialisé en énergie solaire TECSOL à Perpignan, connu et reconnu nationalement, d'effectuer un calcul prévisionnel de production. Nous avons retenu la probabilité 50 sur la courbe de Gauss, c'est à dire le point où nous avons autant de probabilité de produire plus que de produire moins.
Productible Jean Solaire par Tecsol - 1 371 KWh / KWc / an
Productible GH solaire par Tecsol - 1 374 KWh / KWc / an
Ces estimations sont en parfaite cohérence avec des productions relevées sur des installations dans la région.

Suivi de l'installation et de la production
La production sera suivie par monitoring, avec système d'alerte en cas d'écarts et de dysfonctionnement.
La présence sur place de l'un d'entre nous, notamment Guillaume Husson, assurera une bonne réactivité.
En complément, un contrôle extérieur régulier sera assuré par l'installateur ou une entreprise spécialisée dans le suivi d'installations photovoltaïque, autant que de besoin la première année, au moins une fois par an ensuite.
En fonction de l'encrassement réel des panneaux, nous laverons les verres avec une perche de lavage rotative et de l'eau osmosée.
 

Situation administrative

La situation actuelle résulte pour grande partie du premier dossier initialement porté par Guillaume Husson seul, en 2013 /2014.
La transition vers nos deux coopératives est en cours et se présente correctement, avec des solutions prévues par les textes en vigueur.

Afin d'anticiper toute évolution règlementaire, nous assurons une veille rigoureuse grâce aux partenaires et aux réseaux avec lesquels nous sommes en relation, notamment l'URSCOP et la CGSCOP, Enercoop, Energie Partagée Association, EC'LR (Energie Citoyenne en Languedoc-Roussillon), Hespul, CatEnr.

Sol et constructions
Les parcelles sur lesquelles est prévu la construction des 2 bâtiments appartiennent aujourd'hui au Groupement Foncier Agricole GFA ITACA.
Les membres du GFA se proposent d'apporter en nature à la SCIC Ferme d'Escoums l'ensemble de leur propriété dont ces parcelles.
Les coopératrices et coopérateurs de la SCIC Ferme d'Escoums ont approuvé à l'unanimité le principe de ces apports en nature lors de notre assemblée générale du 05 juillet 2015. Quelques questions administratives restent à régler pour que l'approbation de l'apport devienne effectif. Si toutefois une difficulté de dernière minute venait bloquer le processus, seules les parcelles concernées par les constructions seront vendues à Guillaume Husson qui les rétrocèdera à la SCIC, plus simplement si tout le monde est d'accord directement à la SCIC. Réunis en assemblée générale le 20 décembre 2014, les membres du GFA ont voté à l'unanimité ces deux décisions importantes.
PV AG GFA ITACA

Le permis de construire a été délivré le 16 septembre 2013, conjointement à Guillaume Husson et Jean Quilleret.
PC 066 123 13 G 0001

Il a été "apuré" du délai de recours par des tiers par constats d'huissier de l'affichage.
Constats Ferrer

Le 18 mai 2015, chacune des SCIC a demandé le transfert partiel du permis de construire, pour le bâtiment qui la concerne.
Le délai d'instruction d'une part (3 mois) et le délai de "retrait" de l'autorité compétente (3 mois) sont écoulés. Sans réponse ni manifestation de l'autorité compétente, nos demandes initiales valent accord tacite. Le 22 janvier 2016, le Maire de Nyer a délivré à chacune des SCIC un certificat de transfert.
Demande de transfert
Certificats de transfert

Ces transferts ont été "apurés" du délai de recours par des tiers par constats d'huissier de l'affichage.
Constats Ferrer pour Ferme d'Escoums
Constats Ferrer pour Escoums Solaire

Photovoltaïque
En octobre 2013, Guillaume Husson et Jean Quilleret ont répondu à l'appel d'offres du ministère de l'écologie portant sur la réalisation et l'exploitation d'installations photovoltaïques sur bâtiment de puissance crête comprise entre 100 et 250 KW. Leurs 2 dossiers ont été retenus, avec un prix de vente de 178 € par MWh soit 17,8 cents d'€ par KWh.
Notification ministérielle désignant Guillaume Husson lauréat de l'appel d'offre PV 100-250 KWc d'octobre 2013 , projet "GH Solaire"
Notification ministérielle désignant Jean Quilleret lauréat de l'appel d'offre PV 100-250 KWc d'octobre 2013 , projet "Jean Solaire".

Ces notifications seront transmises aux SCIC lorsque qu'elles pourront justifier d'une garantie financière conforme au cahier des charges de l'appel d'offres, environ 120 000 euros chacune de capital et comptes courants. Ce moment approche, grâce à l'engagement et l'investissement des coopérateurs.

Ces 2 notifications de lauréat nous donnent droit à bénéficier de l'Obligation d'Achat par EDF AOA du courant produit, ce pendant 20 ans

Côté ERDF, le transformateur destiné à injecter notre futur courant produit en 400 v dans le réseau ERDF 20 000 v est posé et raccordé depuis le 16 février 2015.
Raccordement au réseau 20 000 v
Photos pose transformateur
Photos raccordement

Les conventions de raccordement et d'exploitation ont été signées par Guillaume Husson et Jean Quilleret.
Dès que les notifications de lauréat auront été transmises, ces conventions le seront également.
Convention de raccordement au réseau ERDF de la future installation photovoltaïque "Jean Solaire" (Ferme d'Escoums)
Convention de raccordement au réseau ERDF de la future installation photovoltaïque "GH Solaire" (Escoums Solaire)
Convention d'exploitation ERDF pour la future installation photovoltaïque "Jean Solaire" (Ferme d'Escoums)
Convention d'exploitation ERDF pour la future installation photovoltaïque "GH Solaire" (Escoums Solaire)

Nous attendons volontairement que les formalités précédentes soient effectuées pour envoyer les dossiers en vue de l'établissement des contrats d'accès au réseau de distribution en injection ERDF (CARD I). Nous possédons déjà les numéros.
Futurs numéros de contrats d'accès au réseau de distribution en injection ERDF (CARD I)

Quant aux contrats de vente du courant avec EDF AOA, conformément à la loi française actuelle, ils seront établis lorsque nous aurons commencé d'injecter le courant dans le réseau.
Ce contrat est de 20 ans, avec un système de "pénalité" en cas de début d'injection dans le réseau au delà du 13 septembre 2015, ce qui sera notre cas bien sûr. Cette "pénalité" consiste à réduire la durée du contrat de 20 ans. Pour chaque jour de retard, 4 jours de "pénalité". L'avenir nous dira s'il s'agit bien d'une pénalité ... en fonction du prix de l'électricité dans 20 ans.
Quoiqu'il en soit, les intérêts de nos coopérateurs comme de nos banquiers seront préservés puisque le plan de financement est prévu sur 17 ans et que nous aurons moins de 9 mois de retard. La durée du contrat sera donc supérieure à la durée du plan de financement.


Assurances

Evidemment, les entreprises intervenant sur le chantier devront fournir leur assurance Responsabilité Civile et Décennale.

Une attention toute particulière sera portée sur l'assurance du lot photovoltaïque, en toiture comprenant le bac acier, le système d'intégration au bâti et les panneaux eux-mêmes. Il sera demandé à l'installateur une attestation d'assurance spécifique pour ce chantier, de part les particularités règlementaires conséquentes à l'altitude supérieure à 900 m.

Par ailleurs, nos deux coopératives ont engagées des négociations pour assurer la ferme qui va probablement être apportée en nature, les futurs bâtiments et les installations photovoltaïques.
Les assurances couvriront la responsabilité civile, à commencer par la RC production photovoltaïque, les dommages matériels et la perte d'exploitation photovoltaïque.
En attente de conclusion finale des négociations, dans les prévisionnels, nous avons retenu des montants issus de devis déjà reçus ou de ratios couramment pratiqués dans l'activité photovoltaïque.
 

Qui construit les bâtiments et le photovoltaïque ?

De part l'histoire du projet actuel, c'est l'entreprise Jean Quilleret qui devrait fournir aux coopératives bon nombre des lots de construction des bâtiments.

Jean Quilleret, également président de la SCIC Ferme d'Escoums, travaille aux côtés de l'éleveur Guillaume Husson depuis le début de la réflexion en 2010. De 2012 à juin 2014, toujours sous l'autorité de l'éleveur, il a joué le rôle de "la calculatrice et du stylo" pour la réalisation de tous les dossiers, aussi bien agricoles que photovoltaïques et financiers. Durant cette période, il a aussi été "le banquier", avançant les frais incompressibles. Dans ce dossier, les motivations de Jean Quilleret dépassent depuis longtemps et de loin le fait que Guillaume Husson soit son fils.

Depuis juin 2014, date de l'évolution vers une approche coopérative, et surtout depuis décembre 2014, date du démarrage effectif du chantier, et dans l'attente de la structuration des coopératives et de l'organisation de notre campagne de financement participatif citoyen, Jean Quilleret a pris la responsabilité de commencer les travaux officiellement pour le compte de l'éleveur, encore détenteur du permis de construire, et sans que le financement soit assuré. Notre réussite était à ce "prix" pour la raison vue plus haut, à savoir les délais d'injection du courant dans le réseau ERDF.

Maintenant que les transferts du permis de l'éleveur Guillaume Husson vers les coopératives sont effectifs et apurés des délais administratifs, fin 2015, nos conseils coopératifs se sont prononcés sur l'attribution des lots restant à réaliser à l'entreprise Jean Quilleret.

Afin de couper court à toute éventuelle discussion autour d'un possible conflit d'intérêt entre l'entreprise individuelle Jean Quilleret et le président de la SCIC Jean Quilleret, il sera établi des "conventions règlementées" portées à la connaissance de l'ensemble des coopérateurs. De plus, Jean Quilleret propose de mettre à disposition des conseils sa comptabilité professionnelle depuis 2012 jusqu'à la fin des travaux, afin que les conseils puissent vérifier à postériori les coûts réels des travaux et la justesse des devis.


Quant aux installations photovoltaiques, cela dépendra du choix final des panneaux utilisés, Sunpower ou BenQ.
Nous choisirons l'installateur le mieux placé (qualité et prix) pour chaque marque de panneaux.
Le choix est imminent.
 

Pour accéder au prévisionnel financier, c'est ici.